Conservation du squelette

A propos de notre chère baleine, Anne Legoux, Grand-Maître de la Confrérie des Chevaliers de la Baleine, lors d’un entretien à Ouest-France, en août 2011, rappelait la technique qui avait été utilisée pour la conservation du squelette :

« La décomposition de l’animal devenant gênante, elle fut dépecée par des professionnels venus de l’université de Caen et du laboratoire maritime de Luc. Le squelette fut démonté et enfoui durant deux ans, sous du fumier de cheval afin d’obtenir des os parfaitement nettoyés. Puis il partit sur Caen, mais finit par devenir gênant. Le maire de Caen, André Detolle, et M. Bigot, doyen honoraire de la faculté des sciences de Caen, décidèrent de remettre ce squelette à Luc », expliquait M. Quiquemelle, créateur de la Confrérie des Chevaliers de la Baleine en 1966.

Monsieur Nublat... à propos de l’échouage !

L’échouage d’une énorme baleine il y a plus de cent ans à Luc-sur-Mer était tout à fait exceptionnel.

Que venait faire cet énorme cétacé dans la si étroite mer qu’est la Manche ?

Ayant appris qu’un service de la marine américaine, spécialisé dans la transmission des ondes sonores entre les sous-marins, avait étudié et connaissait le langage des baleines, j’ai pensé qu’il serait intéressant de le contacter.

Grâce à la compétence et la personnalité de l’Amiral, j’ai pu entrer en relation avec ce service américain et lui ai demandé d’interroger les baleines de la côte Est américaine pour savoir si elles ne connaissaient pas un de leurs ancêtres ayant échoué il y a plus d’un siècle sur les côtes de la Manche en France.

Après quelques mois d’enquêtes, une jeune baleine de la mer des Antilles donna la réponse suivante :

"Un de nos grands oncles, honte de la famille, s’était mis à boire du rhum sur les côtes de la Martiniques. Ensuite, ayant appris qu’il existait un alcool extraordinaire très loin à l’Est, la Vodka, il traversa l’Atlantique et, pour rejoindre la Mer du Nord et la Belgique, s’engouffra dans la Manche.

Là malheureusement il eut l’occasion de goûter au Calvados, il le trouva si bon qu’il en absorba trop et c’es tainsi qu’il échoua sur la plage de Luc."

C’est sans doute ce qui donna à Monsieur Nublat l’idée de créer "l’Alcool de la Baleine" dont il garda jalousement le secret de sa composition mais qui continue encore à régaler bon nombre de chevaliers !

Intronisation d’André Hue

Un échange bien sympathique à l’occasion de l’intronisation de Monsieur Hue qui avait composé un poème :

"Il est dans mon village une charmante reine,

Paisible, qui repose dans un jardin fleuri

Aux senteurs de lilas, de roses épanouies

Et que berce dans l’ombre le chant d’une fontaine.

Belle dame racée, élégante et sereine,

Fleuron de la cité, jalouseument chérie,

Qui enchante les grands, fascine les petits,

Son renom a franchi des frontières lointaines !

Fuyant les ans qui passent, elle reste souveraine,

Semble régner ici toute l’éternité,

Pour le plus grand plaisir des touristes charmés.

Vous êtes notre fierté, Grandissime Baleine !"

Pascal Lamy qui était son parrain avait, en vers, répondu au poème d’André Hue :

En entendant ces si joliments écrits,

Notre chère Baleine, de tous ses os frémit

"Quel est donc ce poète" dit-elle dans un cri,

"Qui fit ce chant si doux où tant de talent mis

caresse ma carcasse et flatte mes fanons ?"

Elle gronda le Grand Maître et lui dit : "Ah mais non !

Je ne peux tolérer que plus longtemps mon chantre

Dans notre confrérie si prestigieuse n’entre."

"D’autant plus" répondit le Grand Maître vexé,

"Qu’il est celui, au sein de l’UNC,

Qui des lutins victimes de belliqueux excès,

Travaille à préserver le noble souvenir !"

Il nous faut désormais ici le faire venir.

Sois donc le bienvenu

Mon très cher André Hue !