Voici un petit rappel de l’histoire de la baleine :

Dans la nuit du 14 au 15 janvier 1885, une baleine s’échouait sur la plage

Extrait sonore de rorqual bleu accéléré 8 fois et amplifié.

Comment s’exprimait la baleine de luc avant de s’échouer sur notre plage ... Ses vocalisations sont constituées de sons de basse fréquence (de 11 à 125 Hz) dont la durée varie entre 1 et 13 s. Les infrasons (8 à 20 Hz), émis sur une seule note, peuvent atteindre 30 s. Ils sont très intenses et leur volume compris entre 186 et 198 dB. Les sons peuvent être organisés en séquences, répétées sur des périodes de temps variables. Ils se propagent sur des centaines de kilomètres en eau profonde et pourraient servir de moyen de communication pour les animaux très dispersés dans l’océan ou bien encore à « lire » le paysage et le relief sous-marin pour s’orienter lors de longues navigations. Ils pourraient jouer un rôle lors des parades nuptiales. Des variations géographiques dans les patrons de sons pourraient différencier des stocks ou sous-populations. Dans le Saint-Laurent, la particularité des vocalisations suggère plutôt une adaptation des rorquals bleus au niveau sonore élevé de leur environnement dû au trafic maritime.

Pour se plonger dans l’univers des baleines : baleinesendirect.org

Crédit : © Le Mériscope www.meriscope.com

Respiration - rorqual bleu © GREMM

Les séquences respiratoires comptent généralement 3 à 4 respirations. Le rorqual bleu s’alimente parfois en surface par des manœuvres caractéristiques : il roule son corps sur le côté, révélant la gorge déployée, la nageoire pectorale et un lobe de queue. Lorsqu’ils partent en plongée, certains individus, environ 15 à 18 % de ceux qui fréquentent le Saint-Laurent, sortent la queue. ....extrait du site de baleineendirect.org

Rorqual bleu, le plus grand animal au monde - © GREMM

Crédit : © GREMM C’est le plus gros animal ayant existé sur notre planète ! Par sa puissance et son élégance majestueuse, son observation est toujours un moment exceptionnel. Mais aussi parce qu’il est rare et fragile. Pour se plonger dans l’univers des baleines : baleinesendirect.org

L’animal le plus gros de la planète, le rorqual bleu !

La baleine de Luc a aussi échoué à Caen...

Un bel article dans Ouest France du 28 février 2016....

La baleine de Luc a aussi échoué à Caen

C’était Caen.... Le cétacé échoué sur la plage en 1885, a été rapatrié dans l’église du vieux Saint-Sauveur, puis transféré au Jardin des plantes avant de repartir vers Luc en 1937. La découverte

« Y’a un monstre à la brèche du Moulin. » Il neige ce matin de janvier 1885, quand le fils du fermier remonte toute la rue principale de Luc pour alerter les habitants. À quelques mètres de là, à l’endroit où le ruisseau La Douvette sépare les communes de Langrune et Luc, l’animal expose ses 19 mètres de long et ses 40 tonnes. La nouvelle, tout comme l’odeur du mammifère qui commence à se décomposer, dépasse très vite les limites communales. Le train qui relie Caen à Luc -sur-Mer, est trop petit pour amener les badauds curieux de voir la bête. « Il y avait 21 rotations par jour entre Caen et Luc, relate Claude Bossard sur le site du musée de la Baleine. Malgré ça, des centaines de curieux devaient rester chaque jour sur les quais de Caen, faute de place dans les wagons bondés. »

L’examen

L’université de Caen avait installé un laboratoire maritime à Luc, villa Arcisse-de-Caumont. Il était dirigé par le Dr Delage. C’est lui qui commença les premières recherches : il identifia le rorqual, un mâle de 19 mètres de long et de 12 mètres de tour de taille avec un poids estimé à 40 tonnes. Les scientifiques ont constaté aussi que l’animal était déjà mort quand il s’est échoué. « Des côtes cassées attestaient qu’un choc s’était produit, vraisemblablement contre un gros navire et qu’un épanchement de sang dans le corps de la baleine avait provoqué sa mort », précise pour sa part Gérard Nedellec, dans un blog qui relate toute l’histoire.

Le séjour caennais

Une fois dépecé, le fabricant de savon et de parfum Julienne à Caen s’est même déplacé pour récupérer la graisse. Le squelette fut conservé. « Mais la ville de Luc ne possédait pas un abri suffisamment grand pour recevoir le squelette. » C’est ainsi que la baleine échoua une deuxième fois à Caen. Sous la direction du professeur Trémond, le squelette fut remonté et exposé dans l’ancienne église SaintSauveur de Caen. Il y resta exposé pendant quarantedeux ans avant d’être transféré dans l’enceinte du Jardin des plantes, le 22 février 1927.

Retour à Luc

Le succès populaire du début n’est plus qu’un lointain souvenir. Peu à peu, le squelette tombe dans l’oubli et en 1937, la ville de Caen songe même à le détruire. Le maire de Lucsur-Mer, se rappelant que l’animal avait échoué sur la plage, demande à récupérer l’animal. Le squelette refait donc le chemin inverse et est remonté soigneusement dans le parc jouxtant l’hôtel de ville. Où il se trouve encore. La baleine est ainsi devenue le symbole de la cité balnéaire. Elle a donné son nom au parc et à une association. La Confrérie des chevaliers de la baleine a même été créée en 1966 pour sensibiliser les jeunes générations aux dangers qui les menacent.

Jean-Luc LOURY.

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Histoire de la baleine de Luc sur Mer

La baleine de Luc sur Mer dans le Calvados est connue... comme le loup blanc. Laissez-moi vous conter son histoire. (paru dans l’almanach du Normand 2010), lecture que je vous recommande...

l’histoire racontée par Gérard Nédellec

Retours sur un échouage

- Tout a commencé ce petit matin enneigé du 15 janvier 1885, quand le fils du fermier des Morel a remonté la rue principale de Luc-sur-mer en hurlant : " Y’a un monstre, là-bas, à la brèche du moulin.". Le temps de reprendre son souffle et de raconter au maire, du haut de ses 8 ans, la raison de son agitation, et tout le village lui a emboîté le pas. Mais arrivé à la limite de Langrune, de l’autre coté de la douvette, ruisseau qui sépare les 2 communes Luc et Langrune, une énorme baleine s’était échouée sur la grève. Alors que les plus courageux s’approchaient du " monstre ", un douanier courait prévenir le docteur Delage, au laboratoire maritime que l’université de Caen avait justement installé à quelques centaines de mètres de là, près de la plage de Luc-sur-Mer. Pendant que le maire de Langrune (la baleine est sur son territoire) met en place des gardes autour de l’animal pour éloigner la foule qui s’enhardit et voudrait bien en emporter un morceau en souvenir, le docteur Delage fait les premières constatations. C’est une baleine commune, un rorqual ( "gorge rainurée " en langue nordique) Si l’on en juge d’après les rainures qui courent sur son ventre du menton au nombril, un mâle de près de 19 mètres de long et 12 de tour de taille. Son poids est estimé à 40 tonnes. On n’avait pas vu pareil morceau sur les côtes normandes depuis bien longtemps.

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- Les baleines émigrent l’hiver des mers boréales où elles vivent habituellement vers les eaux chaudes des mers tropicales pour la mise bas et parfois pour l’accouplement. La baleine a-t-elle été entraînée vers l’est par les courants d’entrée de la Manche jusqu’à Barfleur, puis rabattue vers la côte du Calvados ? Enfin bref, elle est bien là. Mais, devant ce cas particulier (la baleine est considérée comme une épave au sens légal) il faudra attendre une semaine avant d’obtenir les autorisations d’entamer la dissection et la naturalisation du mammifère marin, largement le temps de laisser se propager la rumeur... et l’odeur pestilentielle dégagée par le cadavre en décomposition.

- Toute la région voulait avoir vu la " baleine de Luc ". Et oui, bien qu’échouée à Langrune, on dira toujours la "baleine de Luc ", sans doute parce que c’est le laboratoire maritime de Luc qui s’est chargé du dépeçage, et que, pour aller la voir, on descendait à la gare de Luc-sur-Mer.

- La compagnie de chemin de fer de Caen avait d’ailleurs mis en place des rotations de 21 trains par jour, et malgré ça, des centaines de curieux devaient rester sur les quais de Caen, faute de place dans les wagons bondés. Les plus chanceux partaient vers la côte, et à plusieurs kilomètres de Luc sentaient déjà l’odeur abominable du cétacé en pleine décomposition. Ce qui n’effraiera pas le fabriquant de savon et de parfum Julienne, à Caen, le fondateur de l’actuelle parfumerie Lefort, qui viendra acheter la graisse de la baleine pour en faire du savon.

- Une fois le dépeçage terminé le squelette a été vendu à la ville de Caen et exposé pendant 42 ans dans l’ancienne église ST-SAUVEUR, puis transféré au jardin des plantes en 1927.

- En 1937, la ville de Caen envisage la destruction pure et simple.

Le maire de Luc-sur-mer propose de récupérer le squelette pour le remonter dans le nouveau parc municipal.

- On pêchait la baleine en Normandie au temps de Guillaume le Conquérant, en la rabattant pour qu’elle s’échoue dans les "plantas", les trous d’eau restant à marée basse. Depuis, la baleine a disparu de la Manche. Pourtant, avec de bonnes jumelles, et beaucoup de patience, on peut espérer observer des cétacés sur les côtes normandes de juin à octobre, du haut des falaises, sur les îles, ou plus sûrement à bord d’un bateau au large.